CdC, la Tribune de septembre

Il y a 18 jours

Le C.N.E.C. prononcé lettre à lettre par les anciens du CdC et « knek » par l’immense majorité des joueurs constitue l’une de nos deux compétitions historiques et majeures avec le C.N.I.C., avec le « i » pour ‘Individuel’.

Les principes
Instaurer une compétition où d’une part, les clubs sont représentés en nombre équivalent, et suffisamment important pour que le « niveau » d’un club ne soit pas basé sur un ou deux joueurs, et d’autre part, sans que les joueurs d’un même club puissent s’aider à la table au détriment de leurs adversaires.

La solution semble simple et naturelle : organiser des mini tournois indépendants avec un joueur de chaque club dans chaque tournoi et des points attribués selon la place obtenue à chaque tournoi. Lors de la première finale en 2009 à Coudoux, 17 clubs participants pour huit tournois de 17 joueurs chacun. Le souci avec un tournoi où chaque place rapporte des points, c’est que l’ICM est présent en permanence et que cela peut faire durer le jeu. Donc rapidement, le CdC s’accordera à limiter chaque tournoi à une seule table et donc dix joueurs… c’est le format actuel, improprement appelé « Sit & Go » mais que tout le monde comprend.

On peut noter d’ailleurs que ce format a été repris à diverses occasions, comme par exemple lors des « Global Poker Masters 2015 » qui réunissait la crème des joueurs professionnels en huit équipes nationales, et un premier tour où chaque joueur gagnait des points pour son équipe selon sa place. À propos de cet événement, on note que ce tournoi n’était associé à aucun prize money… et que les meilleurs pros étaient là tout de même pour un titre de « Champion du Monde des Nations ». C’est une leçon importante pour tous les joueurs car même si le C.N.E.C. est doté par nos partenaires depuis quelques années, le titre de « Champion de France des Clubs » est bien le plus important.

L’histoire
Avant une reprise qu’on espère tous cet automne pour une édition 2021-2022, cette compétition a connu 12 éditions et donc 12 finales de 2009 à 2020 dans les 11 lieux que nous pouvons remercier de leur accueil : Coudoux (13), Brest (29), Lille (59), Salon-de-Provence (13) à deux reprises, Montdidier (80), Esprit Poker* (69), Tours (37), Levallois-Perret (92), Saint-Maixent-l'Ecole (79), Beaumont-sur-Oise (78), Salon-de-Provence (13) et Saint-Médard-d'Aunis (17).

Notez qu’aucun club ne s’étant proposé d’accueillir la finale 2014, celle-ci a été organisée par la société « Esprit Poker » dans la banlieue de Lyon. Ces 12 éditions ont rassemblé entre 150 et 200 clubs chaque année sur la ligne de départ pour un format de qualifications locales permettant l’accès à la finale nationale. Cette dernière a réuni jusqu'à 27 clubs en 2012 avant que l’on redescende à 16 clubs, format désormais classique depuis 2015. C’est depuis cette date qu’une étape intermédiaire a été instaurée avec des demi-finales qui sont créées pour limiter au maximum les déplacements tout en laissant à chaque club inscrit les mêmes chances d’atteindre la finale.


Poker Club Laonnois, Champion C.N.E.C. 2020 à Saint-Médard-d'Aunis.

La dernière édition
Avant de parler du palmarès, arrêtons-nous sur quelques statistiques de la dernière saison 2020 : elle a réuni 151 clubs répartis dans 21 poules locales en fonction du nombre de participants. Dans ces 21 poules, les clubs se sont rencontrés à cinq reprises sur la journée. Cela permet d’attribuer des points sur un barème national dépendant du nombre de participants à chaque table. A l’issue de ces 1 680 SnG, 56 clubs se sont qualifiés pour sept demi-finales. Ensuite, deux journées permettent de déterminer les 16 finalistes qui se sont retrouvés les 28 et 29 février 2020 à Saint-Médard-d’Aunis. Trois nouvelles sessions ont permis de sacrer le Poker Club Laonnois comme douzième « Champion de France des clubs » au terme de 1 952 SnG ayant regroupé 2 175 joueurs différents !

Chaque club élabore des stratégies différentes. Ainsi parmi les 16 finalistes, les clubs de Laon et Montdidier n’ont utilisé que dix joueurs sachant que huit jouent lors de chaque session. Très peu de turn-over donc et cela leur a plutôt réussi puisqu’ils sont tous deux finalistes et Laon champion. L’Association Poker Isséenne a, quant à elle, fait plus tourner avec 16 joueurs sur la saison. D’autres parmi les non qualifiés ont fait beaucoup plus tourner avec les 22 joueurs pour le Royal Flush 03 par exemple.

Cela fait d’ailleurs partie des débats des clubs, avec un système de sélection qui dépend de chaque organisation et fait souvent des déçus dans les gros clubs car il n’y a que huit places lors de chaque session. Cela entraîne, comme toujours, des débats sans fin sur le ‘niveau’ des joueurs et leur ‘aptitude’ à jouer selon ce format très spécifique.

Le palmarès
Retour sur le palmarès avec un club au-dessus de la mêlée ! Si la « Ligue Rochelaise de Poker » a du mal à se sortir des délicates qualifications en région « Poitou-Charentes », ils planent sur les finales. Pas moins de cinq participations pour trois succès et une troisième place, c’est le seul club multi-vainqueur de la compétition.

Derrière, on se doit de citer les neuf autres vainqueurs soit, par ordre alphabétique, le Cantal Poker Club (2017), le Nîmes Poker Gardois (2014), le Poitiers Poker Club (2019), le Poker à Lille (2013), le Poker Club 05 (2010), le Poker Club Abbeville (2012), Poker Club Grande Champagne (2018), le Poker Club Laonnois (2020) et le Saint-Lô Poker (2016).

Parmi les 107 autres clubs ayant atteint la finale, on citera les deux clubs présents sept fois chacun : le Haillan Poker Tour avec ses cinq podiums (quatre fois 2e) sans succès et le Grand Chalon Poker avec ses trois médailles en chocolat (4e) avant de briser la malédiction en 2020 en montant enfin sur le podium.

Les anecdotes d’Alain 
Pour finir, quelques anecdotes personnelles au fil des neuf finales auxquelles j’ai participé en tant que joueur (du NH Poker Team) ou membre du staff.

2012 à Salon, découverte du Club des Clubs pour moi et de la finale. Je suis remplaçant du NH qualifié pour la première fois pour cette finale ! Gros week-end entre potes et l’insistance de mon capitaine à me faire entrer en jeu alors que ce n’était pas prévu, pour que je ne fasse pas la route sans jouer. C’est le SnG joué qui m’a le moins intéressé du week-end.

2013 à Montdidier, mes premiers pas dans l’organisation avec ma team à côté, et la seule année où nous avons été accueillis dans un « centre de vacances », fort pratique pour l’organisation !

2014 à proximité de Lyon, l’organisation « pro » d’Esprit Poker n’empêche pas de moins apprécier le week-end du fait de l’absence d’un club et de ses bénévoles…

2014 également, mon meilleur souvenir perso avec « Elo » la capitaine de Nîmes qui tombe en pleurs dans mes bras quand je lui dis que c’est fait : son club ne pourra pas être rejoint…

2016 à Levallois-Perret, la seule victoire acquise au départage : avec 239 points chacun, Saint-Lô bat Douchy grâce à ses sept victoires contre quatre pour son adversaire !

 

CdC, la Tribune de septembre